Techniques de jeu et de lecture

Technique de guitare classique

Les techniques classiques et d’accompagnement comme d’improvisation représentent les principales méthodes pour apprendre à jouer de la guitare, seul ou avec d’autres. Les partitions et les tablatures conduisent à des approches différentes d’écriture et de lecture : parcourir un recueil de partitions permet d’entrer déjà dans la musique, sans instrument ; lire des tablatures s’apparente plus à consulter un manuel technique. Varier l’accordage et utiliser divers accessoires agrémentent ces techniques de base. Les maîtriser c’est pouvoir amener des effets nuancés à votre pratique instrumentale.

Techniques de jeu : classique, accompagnement et improvisation

Technique classique : profondeur sonore et polyphonie

La technique classique permet surtout de jouer seul sur des guitares acoustiques ou électro-acoustiques. Elle convient à différents styles de musique et ne se limite pas qu’à la musique classique. Le but du jeu est d’extraire l’essence-même de la guitare à travers sa polyphonie. Ces multiples sonorités (des graves aux aiguës) que l’on peut mettre en relief jusqu’à avoir cette impression d’entendre plusieurs guitares. Reconnaissable à la position très oblique de l’instrument et aux extensions de doigts souvent intenses, la guitare classique allie rapidité et dextérité de la main gauche comme de la main droite. Associée à la lecture de partition, elle permet aussi de mémoriser les morceaux longs et complexes.

Technique d’accompagnement : soutenir d’autres instruments

Pour accompagner une voix ou un autre instrument, on fait appel à la technique rythmique. Autrement désignée comme technique d’accompagnement, guitare rythmique ou guitare d’accompagnement. Ici la guitare est utilisée en tant qu’instrument secondaire au service d’une autre partition qui elle est mise en avant. Elle peut servir aussi à soutenir son propre chant.

Technique d’improvisation : liberté et spontanéité

Méthode de prédilection du jazz, du blues et du rock, la technique d’improvisation peut être réinterprétée dans d’autres styles musicaux. Elle favorise un jeu spontané qui prend quand même naissance dans un cadre technique. Adaptée aussi bien aux guitares classiques qu’électro-acoustiques, c’est la technique qui laisse le plus de place à l’interprétation personnelle.

Varier les accessoires et les accordages

Accessoires : les outils pour agrémenter le jeu

Différents accessoires peuvent amener des effets variés au jeu guitaristique :

  • le médiator (ou plectre) : nécessaire sur les guitares électriques, il remplace l’ongle et permet un jeu plus véloce ;
  • le bottleneck : très utilisé en blues pour les effets de slide (glissé) sur les cordes ; l’instrument tire ses origines d’un simple goulot de bouteille en verre ;
  • le capodastre : pour effectuer des transpositions, c’est-à-dire faire varier la longueur du manche de la guitare et sa tonalité de jeu. On l’utilise souvent pour s’accorder à la hauteur de voix d’un chanteur .

La matière-même de l’outil utilisé peut aussi contribuer à modifier les nuances. Il faut aussi considérer le type de corde (nylon, acier, bronze, nickel, etc.).

Accordages : jouer sur les consonances

Véritable rituel de début de session pour les guitaristes, accorder sa guitare permet habituellement de vérifier si l’instrument produit une suite de notes appropriées (mi la ré sol si mi, le plus souvent). Régler régulièrement la tension des cordes à vide (sans les pincer sur une case), en s’aidant généralement d’un accordeur, permet ainsi de s’assurer que les sons vont être non discordants et en phase avec les autres instruments.

Dans la même logique de transposition que permet le capodastre, on peut aussi agrémenter le jeu en accordant sa guitare de manière autre que la méthode standard. Le principe est de régler les cordes en prenant comme référence un type d’accordage propre à des répertoires bien précis (classique, ragtime, picking, folklorique, heavy metal…).

Dans la pratique, il s’agit le plus souvent d’accorder la première corde sur un ré (au lieu du mi standard). On passe ainsi de consonances plutôt latines (avec l’accordage mi la ré sol si mi) à des couleurs plus anglo-saxonnes (avec l’accordage ré la ré sol si mi). S’écarter de la méthode standard produit des effets forts intéressants et contribuent ainsi à enrichir les possibilités.

Techniques de lecture : partitions et tablatures

Partition : accéder à la mélodie, même sans instrument

La partition offre, dès la première lecture, un aperçu de la musicalité d’un morceau. Visualiser immédiatement la hauteur des notes (graves, médiums, aigües) posées sur et de part et d’autre de la portée permet en effet de se faire mentalement une idée de la pièce à jouer. Avant même de prendre en main son instrument. Le guitariste va par exemple choisir comment reporter sur les cases et sur les cordes la succession de notes qui se présente à lui. Et trouver le chemin comme la technique qui vont le conduire à retranscrire l’air qu’il a déjà en tête.

Largement employée par tous les musiciens, la partition s’apparente à un langage musical utilisé pour interpréter ou retranscrire la musique en général. Elle nécessite de bien connaître le solfège. Apprendre à lire une partition c’est aussi s’ouvrir aux autres instruments :

  • la partition facilite la pratique d’autres instruments. Comme le système de notation se suffit à lui-même – il est très peu rattaché à l’instrument, un guitariste pourra ainsi découvrir par la suite le piano ou encore le saxophone avec plus de facilité. Hormis quelques différences à intégrer (comme les changements de clé), il n’aura pas à réapprendre une nouvelle technique de lecture ;
  • une même partition peut être écrite pour l’interprétation simultanée de plusieurs instruments : le soliste ne s’intéressera qu’à la portée réservée à l’instrument principal tandis que les autres se focaliseront sur les notes écrites pour l’accompagnement. La voix étant considérée comme un instrument, ces combinaisons sont aussi valables pour le chant.

Elle permet aussi d’utiliser pleinement le potentiel de la guitare classique :

  • sésame pour appréhender les morceaux complexes, la partition est le procédé de notation par excellence de la musique. Une technique qui permet de retranscrire les différentes voix de la guitare ;
  • le guitariste peut accorder son instrument selon son gré et trouver les parcours qui lui semblent les plus appropriés. Un duo peut très bien jouer à l’unisson la même partition mais chacun des musiciens utiliser les doigtés qui lui sont propres.

Tablature : suivre les instructions propres à la guitare

Le principe de la tablature est d’indiquer au musicien où positionner ses doigts sur l’instrument. Les instructions exécutées, il accède alors à la musicalité du morceau. La technique précède donc la mélodie. L’air ne se fait en effet entendre qu’après avoir suivi des indications précises.

Rapidement mémorisable, la tablature fait office de plan à suivre pour les néophytes qui la trouve plus accessible que la partition. Ancienne écriture du luth, elle est réapparue dans les années 1970 avec la méthode de Marcel Dadi. Aujourd’hui, elle est largement popularisée par les magasines de guitare. On les retrouve donc en doublon des partitions.
En contrepartie de la simplicité, cette méthode de codification se révèle finalement contraignante :

  • elle impose un chemin de doigt et offre moins de liberté dans le jeu. On perd par exemple l’une des richesses de la guitare qui consiste à composer avec différentes techniques pour atteindre une même sonorité ;
  • la tablature trouve aussi ses limites lorsque les pièces deviennent complexes, notamment pour aborder véritablement le répertoire classique.

Je n’ai donc recours à la tablature que dans de rares cas ; notamment dans le rock.

D’une technique à l’autre

La guitare classique, la guitare d’accompagnement et les techniques d’improvisation doivent s’acquérir par le biais d’une approche pédagogique bien spécifique, en considérant votre niveau de départ et votre progression. Par la suite, la méthode pourra changer ou être réajustée. Si vous envisagez de débuter les cours, je vous invite à découvrir ma manière de choisir le répertoire pour améliorer votre niveau de jeu et comment les différentes techniques de guitare peuvent vous faire progresser.

Maîtriser ces différents types de jeu et savoir passer d’une technique à l’autre apportent plus d’assurance dans la pratique de la guitare. Une technique d’accompagnement solide et un rythme bien maitrisé permettent de prévenir aussi bien la peur de se joindre aux autres musiciens dans une soirée que celle d’accompagner un chanteur ou une chanteuse. Par ailleurs, improviser sur une pièce musicale qu’on sait jouer à la partition ouvre sur une expérience nouvelle. Comme une libération de sa propre expression. On vit l’instrument avec plus d’audace.

Marianne Carpentey professeur de guitare à Bordeaux Ecole de guitare à Bordeaux Professeur de guitare à Bordeaux, j’enseigne la technique classique et d’accompagnement depuis 2005. Ma pédagogie s’adresse en particulier aux adultes, enfants et ados qui veulent apprendre la guitare ou se perfectionner avec une méthode qui leur est véritablement adaptée. A un niveau débutant ou intermédiaire. Les cours de guitare ont lieu quartier Saint-Pierre, pas loin de la Place de la Bourse.
Marianne Carpentey - 1, rue des Faussets - 33000 Bordeaux
Tél. mobile : 06 32 97 36 60 - Tél. fixe : 05 56 32 66 26

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Ecole de guitare à Bordeaux

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Les cours en bref

Techniques et théorie

  • Technique classique, guitare rythmique, technique d’accompagnement et technique d’improvisation
  • Harmonie et accords / Solfège et gammes
  • Lecture à la note, partitions, tablatures

Styles et répertoire

  • Classique
  • Variété, pop, rock et folk
  • Tangos, sambas, bossas novas, etc

Types de guitares

  • Guitare classique, guitare électrique, guitare folk, guitare électro-acoustique, guitare sèche